De Akinola DAVIES – Nigéria, Royaume Uni– 2025 -93 min - fiction – VO anglais, igbo STF
Mention spéciale de la Caméra d'or 2025 (Festival de Cannes 2025, France - Meilleur Premier Film (BAFTA 2026, Royaume-Uni) -Tanit d'argent 2025 (Carthage Film Festival - JCC 2025 | TUNIS, Tunisie)
Scénario : Akinola Davies, Wale "Tec" Davies - Image : Jermaine Edwards – Montage : Omar Guzman Castro – Musique : Duval Timothy et CJ Mirra - Son : CJ Mirra -Décors : Jennifer et Pablo Anti - Costumes :PC Williams –Interprétation : Sope Dirisu, Chibuike Marvellous Egbo, Godwin Egbo - Production : Fatherland Productions (Nigeria), Crybaby Films (UK) – Distribution : Le Pacte, 5 rue Darcet, Paris, France, Tel: +33 1 44 69 59 59, Courriel : communication(@)le-pacte.com
Synopsis
L'histoire, tirée d'un récit semi-autobiographique, se déroule à Lagos, en 1993. Folarin emmène ses deux fils, Remi et Akin, passer une journée divertissante pour découvrir la capitale. C’est alors l’époque d’élections présidentielles après une décennie de pouvoir militaire. Le voyage de Folarin et ses fils prend des allures d'odyssée car Lagos est en effervescence et les troubles politiques pèsent comme une menace en gestation. Le père tente de guider ses enfants dans la ville mais s'efforce aussi de les rapatrier sains et saufs au milieu de la contestation qui s'affirme. Alors il s'expose aux dangers qui touchent aussi sa propre sécurité. L'ambiance est pesante et le destin en marche.
Le réalisateur
Né au Nigéria, le cinéaste qui s'est installé à Londres, tranche sur le profil des réalisateurs de son pays natal. Il compose des vidéos sur la mode et la musique, signe des clips, travaille avec des marques de luxe. Il est également DJ et recherche avec ses créations visuelles, une audience internationale élargie. Après Marks of Worship, 2016, son court-métrage Lizard dont la musique est due à Tim DeWitt, allie le réalisme et la magie. Il a remporté le Grand Prix du Jury au Festival de Sundance en 2021. Un succès qui a encouragé ses partenaires à soutenir Un Jour avec mon père.
Un commentaire de Michel AMARGER (Afrimages / Médias France), pour Africiné Magazine : Le scénario prend appui sur des souvenirs personnels de Akinola Davies Jr, en s'inspirant de la disparition de son père. Entrepris il y a dix ans, il est écrit en collaboration avec son frère, Wale Davies. Ils sont aussi les coproducteurs exécutifs du film avec l'acteur principal, Sope Dirisu. Ce dernier qui est aussi originaire du Nigéria et travaille à Londres, est connu dans le monde anglo-saxon pour ses prestations dans les séries Gangs of London et Slow Horses.
Le tournage à Lagos, ville bouillonnante et rude, a été une entreprise intense pour l'équipe du film. La production rassemble une société britannique et nigériane, pilotée par Akinola Davies Jr. La BBC et le BFI se sont associés à la coproduction. Une compagnie de diffusion s'occupe de l'Amérique du Nord, du Royaume-Uni, de l'Irlande et de la Turquie tandis qu'une autre société distribue le film en France.
Akinola Davies Jr entend cultiver l'ouverture avec l'Occident pour libérer et élargir l'audience des productions nigérianes. "Nollywood a un fonctionnement peut-être trop insulaire", déplore-t-il. "Les films sont vus au Nigéria, sur le reste du continent et parmi la diaspora. On y trouve très peu de collaborations internationales.". Il est vrai que la majorité de la production du Nigéria est faite pour le marché du pays et s'intéresse à la haute société pour faire rêver les spectateurs locaux et les communautés exilées.
Un Jour avec mon père propose un regard plus singulier sur des héros du quotidien. "Je voulais m'intéresser à des personnes que l'on croise tous les jours. Des enfants de classes populaires, dont l'histoire peut ne pas paraître très sexy", déclare le réalisateur producteur. En ouvrant de nouvelles perspectives, plus réalistes, aux histoires et aux films du Nigéria, Akinola Davies Jr avance une ambition de cinéma d'auteur résolument affirmée.