De Sofia DJAMA - Algérie/France/Belgique - 2017 - 102 min - fiction - couleur – VO arabe/français
Scénario : Sofia Djama - Image : Pierre Aïm - Montage : Sophie Brunet - Décors : Patricia Ruelle - Interprétation : Sami Bouajila, Nadia Kaci, Amine Lansari, Lyna Khoudri, Adam Bessa - Producteurs : Serge Zeitoun, Patrick Quinet – Distribution : Bac Films ; contact : Laura Joffo <l.joffo@bacfilms.fr>, Tél : 01 80 49 10 02
Prix du meilleur réalisateur au Festival international du film de Dubai 2017
Prix Orizzonti - Prix de la Meilleure actrice : Lyna Khoudri - Mostra de Venise 2017
Bayard d'or de la meilleure première œuvre - FIFF- Namur2017
Synopsis
Alger, quelques années après la guerre civile. Amal et Samir ont décidé de fêter leur vingtième anniversaire de mariage au restaurant. Pendant leur trajet, tous deux évoquent leur Algérie : Amal, à travers la perte des illusions, Samir par la nécessité de s'en accommoder. Au même moment, Fahim, leur fils, et ses amis, Feriel et Reda, errent dans une Alger qui se referme peu à peu sur elle-même.
Sofia Djama suit les vies de plusieurs personnages et la forme éclatée du film en une mosaïque de destins correspond au diagnostic de la cinéaste sur son pays : une Algérie en pleine déliquescence, à deux doigts de l’implosion.
Sofia Djama : "J’avais envie de raconter les francophones d'Algérie car personne ne le fait, ils sont minoritaires pourtant ils existent…. La génération héritière de l’indépendance attendait que quelque chose de merveilleux se passe en Algérie mais la désillusion s’est installée. Pourtant dans ce film, il y a un contrepoint, c’est la résistance des jeunes qui essaient de s’inventer une liberté dans un espace qui les contraint à l’absence de liberté justement. » ( Interview France Culture, 12/2017)
La réalisatrice
Née à Oran en 1979, Sofia Djama a fait des études de Lettres et Langues étrangères à l’université de Béjaia, puis à Alger. Elle travaille au sein d’une agence de publicité, collabore à la rédaction de plusieurs journaux et écrit parallèlement des nouvelles, sortes de chroniques de la capitale algérienne dont elle tirera en 2012 un film « Mollement le samedi »,sélectionné et primé dans plusieurs festivals de court-métrages.
En 2015, elle soutient une jeune fille dont l’accès à l’Université a été refusé pour une jupe jugée trop courte, en créant une page Facebook spécifique : #Ma Dignité n'est pas dans la longueur de ma jupe. « Les bienheureux », est son premier long métrage.