Soudan souviens-toi

Affiche film Soudan souviens-toiDe Hind MEDDEB - France, Tunisie, Qatar - 2024 - 76min - Documentaire Couleur -VOSTF

Récompenses: mention spéciale du jury à DOC NYC - prix du public à AJYAL (Doha) - prix du Syndicat de la critique de cinéma au festival du film politique de Carcassonne, Prix Femmes dans les Médias au FIPADOC, prix de la presse et prix du public au RAMDAM en Belgique

Scénario : Hind Meddeb- Image : Hind Meddeb – Montage : Gladys Joujou - Son : Hind Meddeb, Damien Tronchot - –Protagonistes : Shajane Suliman, Maha Elfaki, Ahmed Muzamil, Khatab Ahmed Production : Echo Films, Blue Train Films - Co-production : My Way Production Tounès -Producteurs : Abel Nahmias, Michel Zana, Alice Ormières - Co-producteur : Taoufik Guiga – Distribution : France Dulac Distribution

 Synopsis

Après 30 ans de dictature, le portrait d'une jeunesse soudanaise, qui par ses mots, poèmes et créations défie la répression militaire et lutte pour ses rêves de démocratie. En croisant leurs itinéraires, Hind Meddeb articule les fragments d'une révolution impossible, de ses débuts prometteurs jusqu’à ce que la guerre détruise tout, mettant les Soudanais sur les routes de l’exil. Progressivement, les liens se tissent au fil d’une correspondance entre la réalisatrice et les protagonistes du film.

La réalisatrice

Hind Meddeb a grandi entre la France, le Maroc et la Tunisie. Ces années de circulation entre les cultures et les langues forgent la singularité de son regard. Dans ses films documentaires, elle observe toutes les formes de résistance à l’ordre établi en filmant du côté de ceux qui se révoltent.
À l’heure du printemps arabe, elle réalise deux longs métrages sur la création musicale comme acte révolutionnaire, « Tunisia Clash » et « Electro Chaabi ». Son film « Paris Stalingrad » retrace l’itinéraire de Souleymane, jeune poète soudanais qui arrive à Paris – présenté à Cinéma du Réel,TIFF et dans de nombreux festivals avant de sortir au cinéma en 2021.
Critiques :
1)Avec "Soudan, souviens-toi", Hind Meddeb répare effectivement un oubli mais elle brosse surtout le portrait d’une jeunesse vaillante, révoltée, et notamment celui de filles insurgées. Son documentaire devient l’abri de leurs visages. Marilou Duponchel (Les Inrockuptibles)
2)Les images sont rares – la révolution soudanaise a été très peu documentée en Occident où elle a été largement invisibilisée – et très puissantes, confusion d’ivresse idéaliste, de jubilation poétique et de mélancolie d’un peuple martyrisé depuis si longtemps qu’il a l’air lui-même surpris de sa capacité à réclamer, déclamer, versifier, chanter – d’une voix éraillée – sa mobilisation et la lumière au bout du tunnel. Olivier Lamm (Libération)
3)Dans ce récit à trous, Hind Meddeb réussit à trouver une narration au montage, par le biais d’une voix off (la sienne, en arabe) s’adressant à deux jeunes femmes soudanaises avec lesquelles elle a cheminé durant ces quatre ans, Shajane et Maha. Jusqu’à ce que ces dernières quittent le pays, comme tant d’autres. Le Monde par Cl. F.