De Mahamat - Saleh Haroun – Tchad – 2026– 101 min -Fiction – VOSTF
Prix Fipresci (Critique Internationale) au Festival international du Film de Berlin (Berlinale) 2026
Scénario : Mahamat-Saleh Haroun, Laurent Gaudé - Image : Mathieu Giombini - Costumes : Agnès Noden – Son : Josefina Rodriguez -Montage : Svetlana Vaynblat - Musique : Bibi Tanga - Interprétation : Maïmouna Miawama, Eriq Ebouaney, Achouackh Abakar Souleymane
Producteurs : Florence Stern, Mahamat-Saleh Haroun - production : Pili Films, Goï-Goï (TD) - Distributeur : KMBO
Synopsis
Dans un village isolé du Tchad, Kellou est traversée par des visions qu’elle ne comprend pas. Grâce à sa rencontre avec Aya, une exilée aux secrets douloureux, elle va découvrir une autre façon de regarder son passé, ses rêves et son village. Mais en prenant la défense d’Aya, que le chef du village tente de chasser, elle se heurte à la peur et à la colère des habitants, et devra se battre pour garder sa liberté.
« Le nouveau film de Mahamat-Saleh Haroun se démarque de ses précédentes œuvres par un appel marqué à l'imaginaire, signe d'un positionnement spirituel plus affirmé, en phase avec les romans de Ben Okri qui conçoit la spiritualité comme une dimension essentielle de l'être humain, nourrie par les traditions africaines mais ouverte à une vision universelle et créatrice qui dépasse les religions instituées.
Entre conte écologique, spiritualité émancipatrice et résistance aux violences faites aux femmes, le film mêle rituels animistes, héritages ancestraux et appel à la liberté intérieure, pour réactiver une spiritualité africaine vivante, non folklorisée, qui aide à penser le présent. » Olivier Barlet
Soumsoum nous emmène dans le plateau de l'Ennedi, au Nord-Est du Tchad : un massif saharien aux rocs entremêlés formant des paysages exceptionnels, couverts de peintures rupestres. « Là-bas, il y énormément de légendes qui m'ont rappelé les contes de mon enfance. Ce sont presque des récits des origines et je me suis dit qu'il fallait en parler à travers une histoire vraiment mythique. L'Ennedi, c'est vraiment le commencement de l'humanité. » déclare le réalisateur
Le réalisateur
Depuis son documentaire, Bye Bye Africa (1999), Mahamat-Saleh Haroun – né au Tchad en 1961, installé en France il y a quarante ans – fait œuvre cinématographique du pays (et du continent) qui l’a vu naître. Ainsi a-t-il donné une portée universelle aux déchirements du Tchad (en proie depuis son indépendance en 1960 à une éternelle guerre civile), par la voix intime des personnages qu’il a mis en scène dans Abouna (2002), Daratt, saison sèche (2006), Un homme qui crie (2010). Après Grigris (2014), il réalise le documentaire Hissein Habré, une tragédie tchadienne. En 2018, Une saison sèche est sa première expérience de tournage en France. Avec Lingui,les liens sacrés, et Soum-Soum, il retrouve son pays le Tchad. Ces films ont presque tous été sélectionnés dans les grands festivals internationaux comme Cannes ou Venise où ils ont obtenu des prix. Mahamat Saleh Haroun est aussi l’auteur d’un roman, Djibril ou les ombres portées paru en 2017.